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Une Wallonie attractive, prospère et harmonieuse, économiquement et socialement autonome, véritable référence internationale.

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L'économie wallonne s'est restructurée fondamentalement. Elle crée désormais suffisamment de valeur ajoutée pour permettre un rattrapage par rapport aux autres économies européennes. Cette évolution a généré un nouveau regard sur les équilibres belgo-belges. La Wallonie ne dépend plus de financements extérieurs.

Les entreprises se sont largement émancipées des aides et subsides divers provenant des pouvoirs publics. Ce choix a permis aux pouvoirs publics wallons de retrouver des marges budgétaires stratégiques pour répondre aux enjeux collectifs, y compris ceux de l'entrepreneuriat (recherche, attractivité, qualité de la main-d'œuvre, formation et enseignement, etc.).

La redéfinition du périmètre de l'État en Wallonie a permis à la fois la concentration des moyens sur des politiques ciblées ainsi que la réorientation des activités vers la sphère productive créatrice de valeur aux bénéfices de tous, qu'il s'agisse d'entreprises, de coopératives, d'indépendants ou d'asbl à TVA. La Wallonie a rééquilibré les contributions publiques et privées au PIB et augmenté singulièrement son activité économique assurant ainsi son autonomie financière. Dans le même temps, elle a maintenu un secteur public efficient, réactif et ciblé, au service des citoyens et des entreprises.

La qualité de l'enseignement a été considérablement renforcée dans la foulée du Pacte d'excellence de 2017 avec un focus important sur les STEM et l'éducation a été progressivement rendue plus équitable. Les savoirs de base sont maîtrisés et les différences de résultats entre les élèves les moins favorisés et les plus favorisés ont été réduites. Le décrochage scolaire est devenu un phénomène marginal, la plupart des élèves à besoins spécifiques restent désormais dans l’enseignement ordinaire, le climat scolaire et le bien-être à l’école ont été améliorés, les taux de réussite dans l’enseignement supérieur ont été accrus et davantage d’élèves sont conduits à l’emploi. Le dialogue entre les mondes de l'enseignement et celui des entreprises est devenu très constructif : d’une part, une culture de l’anticipation conjuguée à un système d’éducation mieux articulé avec l’entreprise a été développée, permettant d’éviter les tensions sur le marché du travail (métiers en pénurie); d’autre part, les entreprises sont impliquées dans les choix technologiques opérés pour l’équipement des écoles. L'enseignement en alternance entre les écoles et les entreprises est un outil performant qui concerne une part croissante de jeunes et  qui améliore l'ensemble du système éducatif. Le niveau de performances des élèves de l'enseignement qualifiant - désormais davantage prisé - s'est fortement amélioré. Les dispositifs permettant un véritable apprentissage (upskilling) ou une réorientation (reskilling) tout au long de la vie ont été multipliés, notamment dans le numérique et l'intelligence artificielle, valorisant l'épanouissement et la productivité des personnes plus âgées dans l'entreprise.

La conception et la mise en œuvre de modes de travail innovants pour les travailleurs correspondent davantage à leurs aspirations d'autonomie et de mobilité, ainsi qu'à la demande des entrepreneurs d'établir une relation franche, durable et constructive. La vulnérabilité des entreprises wallonnes en matière de risques liés à la charge psycho-sociale a été minimisé (dépression, burn out, etc.) et notamment en s'appuyant sur des innovations sociales et managériales (quatre dimensions du concept NWOW) qui se sont généralisées en entreprise dès les années 2020.

Les mesures prises pour recréer une véritable politique industrielle wallonne, à travers notamment des pôles de compétitivité et la prise de conscience de notre vulnérabilité vis-à-vis des fournisseurs étrangers lors de la crise du Coronavirus, ont permis d'inscrire les entreprises wallonnes dans les dynamiques européenne et internationale. Des plans de redéploiement globalisés et chiffrés ont été mis en œuvre, monitorés et évalués selon des indicateurs précis. Par la stratégie des spécialisations intelligentes, les masses critiques européennes ont été atteintes dans les grands domaines de la santé et du médical, du climat et de l’environnement ainsi que du big data, sans oublier l’industrie existante. Le maintien du leadership wallon dans les sciences de la vie et le renforcement de l’industrie pharmaceutique (Wallonia Biopharma Valley) ont été permis par une intégration accélérée des technologies du numérique et du big data dans le domaine de la santé (MedTech). Ce résultat a été atteint par la stimulation de startups numériques et de l'IA, mais aussi par le développement d’interfaces entre les hôpitaux et l’industrie, ainsi que par une maîtrise plus grande du numérique de pointe par les métiers médicaux.

La décentralisation des soins à domicile et la domotique spécifique résultant du vieillissement ont également stimulé la création de valeur grâce à une formation accélérée aux métiers émergents : décodage des capteurs, écoute des patients, etc.

Tous ces facteurs de développement et ces initiatives porteuses ont contribué à l'image d'une Wallonie plus éduquée, mieux formée, créative, attractive de talents, multilingue, hub digital, acteur de poids sur la scène européenne et mondiale dans certains secteurs clés.

Autres finalités comme autant d'objectifs ultimes

La vision portée par l'Union wallonne des Entreprises et ses alliés s'articule autour de quatre finalités :